Pourquoi nous appeler la Fabrique du Libre ?
Ou comment fabriquer du libre ?

Tout d’abord le terme « fabrique », pour nous, fait référence à un lieu où l’artiste ou l’ouvrier construit, crée et réalise les choses par lui-même. Cela nous place sur le terrain de la ré-appropriation des moyens de production des objets qui nous entoure. Faire soi-même pour mieux comprendre et être au plus près de l’environnement lié à cela.

Un peu dans l’idée des fablab , hacklab, bricolab [1]

Ensuite « du libre ».
Wikipedia donne une bonne définition : La culture libre (ou plus simplement le libre) est un courant de pensée défendant et agissant pour l’égalité en droits des êtres humains face à la connaissance et aux œuvres de l’esprit qui en découlent. [2]

Mais dans notre histoire, la Fabrique du Libre est née fin 2006 au sein du collectif APO33 à Nantes, c’est aussi une référence essentiel au Logiciel Libre et au fait que c’est ce courant de pensée qui a été le révélateur des autres mouvements libres par la création de la licence GPL, nouveauté dans la pensée techno-économique dominante. [3] La fabrique ne peut être qu’au main des ouvriers, coopérative sans but lucratif.

Enfin notre pratique de l’écologie n’est pas que environnementale mais bien de l’écologie politique (à rapprocher des réflexions d’André Gorz :Un autre monde est possible selon André Gorz). Une démarche politique, un aiguillon pour une autre civilisation.

Ainsi :

La Fabrique du Libre agit pour une réappropriation écologique des usages des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC).

La Fabrique du Libre travaille sur trois axes :

Social : Réduction de la fracture numérique et sociale, en apportant notre imaginaire et notre expertise pour permettre a tous l’accès aux outils moderne du savoir et de la communication de façon solidaire ;

Écologie : Expérimenter et communiquer sur des solutions informatiques qui réduisent au maximum l’empreinte écologique et favorisent une plus grande justice sociale ;

Technologie : Inventer, innover dans les domaines numérique et technique, et former aux usages des TICs dans le cadre de notre éthique écologique et des licences libres.